Été

Le "statut" de l'été n'est-il pas d'être trop éphémère, d'avoir...été et de nous laisser un souvenir nostalgique ?
Il y a toujours un été et des étés dont on se souvient plus que d'une autre saison. L'être de l'été, si l'on peut dire, n'est-il pas d'être une succession d'instants ancrés pour toujours dans nos mémoires ? Ne voudrait-on pas toujours vivre, revivre, ces précieux moments ? Retrouver aussi dans le cours de notre vie l'été de notre vie, notre plus bel âge ?
Ces haïkus, fidèles compagnons au fil des saisons et du temps, du temps qu'il fait comme du temps qui passe, en sont les témoins.

 

Chemin d'azur
au bord du ciel m'accompagne
un chant d'alouette

 

LavandeAquarelle de Jacqueline Giran " En Provence"

 

Bassin aux nymphéas
sous le pont japonais glissent
des ombrelles roses

DanseusesAquarelle de Jacqueline Giran - Ballet classique

 

Montagne l'été
les moutons laissent en chemin
la neige de leur toison


BergerAquarelle de Jacqueline Giran - Transhumance en Lozère
 

Îles en été
où s'échouent des flots
couleur lilas

 

BretagneeteAquarelle de Jacqueline Giran - Île de Ré

 


Saison à confitures
la ronde colorée des doigts
d'enfants dans les pots

 

ConfituresAquarelle de Jacqueline Giran - Nature morte aux coings

 

Le chant noir
des femmes de marins
le bleu de la mer

 

VoilierAquarelle de Jacqueline Giran - Côte bretonne en été

 


Jour anniversaire
oh renaître au petit matin
d'un long jour d'été !

 

LilasAquarelle de Jacqueline Giran - Bouquet lilas
 


Pluie d'été
 sous l'aile d'un parapluie
jeune demoiselle

 

FannyparisAquarelle de Jacqueline Giran - Il pleut sur la ville
comme il pleut sur mon coeur...
 


Course de vélo
deux parasols applaudissent
au bord de la route


Prix du meilleur haïdjin "Printemps du Haïku 2014, Short Edition"
"Le Tour de France"

 

Parasol1Aquarelle de Jacqueline Giran - Bord de route


Vague de chaleur
la couleur des parasols
inonde la plage
 

 

Parasol2Aquarelle de Jacqueline Giran - Bord de plage

*
Par la fenêtre
une berceuse au son clair
voix d'étoile

*
La mer limpide
les reflets de ton sourire
ricochent sur l'eau

*
Le chant haut perché
d'une hirondelle
grise tout l'azur

*
Un été en ville
les vagues de tuiles roses
clapotent au soleil

*
Tant de soleil !
l'ombre ruisselle
en flaque noire

*
Fonte des pôles
elle brille au bout de la nuit
la Grande Ourse

*
Sur ma robe à fleurs
les étés passent
elle aussi se fane

*
La glycine s’enroule
ondes mauves sur le mur
un lézard s’endort


*
Jour de canicule
les yeux mi-clos
rêvant à la banquise


*
Un essaim d’abeilles
comme un troupeau d’éléphants
sur mon acacia

*
Un chant d’alouette
au-dessus du champ de lin
mélodie en bleu

*
Bel été pourri
le bleu du ciel déteint
sur le linge mouillé

*
Dans la vide ville
écoles vides, rues désertes
plein de chants d’oiseaux

*
Phénix renaissant
de ses cendres chaque été
le soleil et moi


Face au roi-soleil
le coq gaulois du clocher
chante à perdre haleine

 *
Un vol de vautours
dans le vide des nuages
traçant un grand V


*
Glissant sur la vitre
le parfum envoûtant
d'azalées de Chine

*
Perché sur la mer
un pin parasol écoute
le chant des sirènes

*
Cadeau de l'été
la nuit m'offre un parasol
d'étoiles filantes

*
Soleil lui aussi
en attente de l'été
folle impatience

*
Berges de Seine
des coquelicots fleurissent
sur les parasols

 

 

 

 

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