HAÏKU & AQUARELLE

 

Jour de canicule
le bleu gris d'une aquarelle
m'offre sa fraîcheur

 

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Aquarelle de Jacqueline Giran - Tempête en Bretagne

 

Clarté et transparence
La fluidité de l'aquarelle convient à celle, aérienne, des haïkus. Dans les deux cas, la transparence est comparable à celle de gouttes d'eau, d'ombre et de lumière, coulant sous la plume comme sur le pinceau en esquisses légères, en touches souples et fluides, pour se poser sur le grain du papier, dans le silence des mots et la grâce des traits.

L'expression de l'instant
Écrire des haïkus, c'est chercher à exprimer l’essentiel, qu'il s'agisse d'une émotion, d’un événement, d’une perception, d'une pensée. En peu de mots, se reflète un bref moment, s'épanouit la présence de l'instant. Le monde intime s’efface pour rejoindre une expérience plus vaste. Voir Le voyage du haïku
Le voyage dans l'aquarelle participe à la même quête, celle d'une simplicité apparente qui rejoint une expérience universelle, la recherche de la spontanéité et celle d'émotions partagées.
D'autre part, comme pour le haïku, le travail se fait en touches précises et rapides. Toutefois, si le haïku peut être retravaillé, à divers moments, en d'autres lieux,  il n'en est pas de même pour l'aquarelle.

La sérénité
L'aquarelle, comme le haïku, apporte calme et sérénité ; écrire des haïkus ou peindre des aquarelles nécessite beaucoup de concentration. Pour mieux fixer un moment si bref, par un geste si précis, avec un mot si simple et si dense à la fois, on s'abstrait aussi du monde l'espace d'un court instant. Le lecteur, l'amateur d'art, s'imprègnent de cette même force de sérénité. Au haïku zen répond l'écho serein de l'aquarelle.

L'aquarelliste voyageur
Aquarelle et haïku nécessitent peu de matériel et celui-ci, très peu encombrant, est facilement transportable.
Comme le haïku, l'aquarelle peut être pratiquée à l'extérieur, dans la nature, en dehors d'un atelier, pendant un voyage...Nombreuses sont les aquarelles peintes au cours de l'histoire, sur les parois des cavernes préhistoriques jusqu'à nos supports modernes, par des peintres voyageurs, qu'ils soient célèbres ou anonymes. Parmi ces nombreux artistes, on peut citer les noms de Dürer, Fragonard, Watteau, Moreau, Delacroix, Boudin, Jongkind, Turner, Dufy, Zao Wou-Ki...
Haïku et aquarelle participent tous deux aussi  à ce même art vagabond et nomade à travers les civilisations, des aquarelles chinoises et japonaises aux aquarellistes occidentaux...


L'aquarelliste du site, Jacqueline Giran

Après des études à la Faculté de médecine de Montpellier, Jacqueline s'est installée comme médecin pédiatre avec sa famille à Uzès. Elle s'est initiée, en 1999, à la technique de l’aquarelle au club de Montaren-et-Saint-Médiers (Gard) et a participé à plusieurs expositions. Maintenant à la retraite et retrouvant sa ville natale, Nîmes, elle peut se consacrer davantage à cette activité.
Sa passion pour l’aquarelle a trouvé sa source dans son contact permanent et quotidien avec les enfants. Elle est venue du besoin de leur exprimer, autrement, au-delà du quotidien de son métier, son profond attachement pour leur univers. En tant que médecin, elle souhaitait leur permettre, au-delà des maladies et de leur lot de peines et de tristesse, de poursuivre leurs rêves, de continuer à s’émerveiller en nous émerveillant et de nous égayer par leurs rires et leur jeux. Son inspiration est venue de ce petit monde des enfants puis s'est développée au fil du temps, des voyages, des rencontres, auprès d'un large public.

 

 

 

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