COMMUNICATION / ACADÉMIE DE NÎMES
Séance du 20 décembre 2019

RÉSUMÉ DE LA CONFÉRENCE

La forme poétique du haïku prend véritablement son essor au Japon au XVIIe siècle.
De manière classique, le haïku est l’art de suggérer un instant fugitif, une impression implicite, par de fréquentes références à la nature. Codifié par de grands maîtres comme les poètes Basho, Buson, Issa, Shiki, la poétesse Chiyo-ni, qui lui ont donné ses lettres de noblesse, le haïku sort des frontières du Japon à la fin du XIXe siècle. Le « Pays du Soleil Levant » s’est en effet ouvert au monde occidental. Sa civilisation et sa culture sont alors source d’inspiration pour les artistes. En France, tout particulièrement, nait avec le « Japonisme » une immense admiration pour les diverses formes d’art de ces îles lointaines, en peinture (estampes d’Hokusai …), littérature, musique, arts industriels. La forme poétique du haïku est alors adoptée par de nombreux artistes, écrivains et poètes français qui contribuent à sa reconnaissance, au fil du temps jusqu’à nos jours.
Comment donc, le haïku, le plus bref poème qui soit au monde, peut-il, en très peu de mots, en moins de vingt syllabes, exprimer la plénitude de l’instant présent, l'évanescence des choses et en même temps nous faire partager et aimer ses silences ? Peut-on expliquer les raisons du succès du haïku en France jusqu’à nos jours ?
Porté par un réseau de poètes et d’amateurs passionnés, comment a-t-il pu s’adapter hic et nunc à la sensibilité du monde actuel, à notre mode d’expression et continuer à élargir son audience auprès d’un public de plus en plus diversifié ?

Sur le chemin montagneux
une violette me fascine
sans raison

Matsuo Basho (1644-1694)

Pour se procurer le texte intégral de la conférence
 - Mémoires de l'Académie de Nîmes - Année 2019
IXsérie - Tome XCIII  - pp 311-33 - 1ère publication 2020
www.academiedenimes.org

Recueil Ruban d'hirondelles - Éditions Le Lys bleu, 2ème publication, 2022
 

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