LE GRAIN DES FABLES

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IRIS SUR UN TOIT

LUCARNES

REFLETS SUR LA ROUTE

RECUEILS COLLECTIFS

Fablescouv 1

Fablescouv2

 

Quatrième recueil de haïkus, publié en septembre 2018 aux Éditions Thierry Sajat (Paris).


Dessins à l'encre de Chine de Véronique Filozof,  artiste-peintre et ma grand-mère, à laquelle est dédié, après Lucarnes, ce nouvel ouvrage.
Préface de Georges Friedenkraft (Georges Chapouthier), écrivain et poète.


Pour commander cet ouvrage (14,5 x 14,5 cm, 37 p.,10 euros + 3 euros de frais de port), merci de prendre contact sur ce site (
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EXTRAITS

La cruche est brisée
mais la route est fleurie
de pétales de lait

Le roux d’une flamme
le prive de tout
cri noir du corbeau

Mare du voisin
si profonde qu’elle s’enfonce
pauvre grenouille !

PRÉFACE de Georges Friedenkraft

 version pdf (94.86 Ko)

"Au cœur de la littérature française et francophone, les fables de La Fontaine occupent une place exceptionnelle. En quelques dizaines de vers, où chaque mot trouve sa pertinence et son harmonie, ramassées sur elles-mêmes et sur le message qu’elles veulent transmettre, les fables témoignent à la fois de l’enracinement de l’homme dans la nature et dans l’animalité, et l’expression morale qu’il peut en tirer pour diriger son propre parcours d’être humain.

Au cœur de la littérature internationale, le haïku (parfois francisé en « haïkou ») occupe une place remarquable, qui explique sa notoriété. Poème court, d’origine japonaise, de trois versets tantôt métrés, tantôt libres, il vise à exprimer, en quelques mots, l’incandescence du moment, la pesanteur existentielle de l’instant, la saveur illuminée du vécu.

Il peut paraître étonnant que ces deux formes ne se soient que si rarement rencontrées et conjuguées. Quelques rares essais ont été proposés dans le passé, très différents de ceux que nous propose Anne Brousmiche.

Insistons donc sur l’originalité des poèmes du présent recueil. L’auteure a en effet lu, médité, mûri, pensé les fables de notre enfance. Elle en a tiré des haïkus qui en reflètent l’esprit à la lumière de la pensée contemporaine. Ce ne sont, en aucun cas, des résumés des fables, mais « le grain », c’est-à-dire des éclairs de l’imagination, des jaillissements du sens, qui entraînent la pensée au-delà de la morale même de la fable, vers un ailleurs poétique inattendu, vers des sentiers parfois spirituels, parfois humoristiques. A ce titre on se rapproche, à l’occasion, de formes dérivées des haïkus, qu’on appelle les « senryus », au contenu plus social, et auxquels les illustrations de Véronique Filozof donnent une dimension symbolique, voire géométrique, supplémentaire, dans un espace fictif où, dès le début :

 

Chemin d’été

la foule des fourmis piétine

un chant de cigale

(La cigale et la fourmi, p.7)

 

Par cette relecture lapidaire de La Fontaine, nous quittons la réalité pour le rêve. A partir de leçons magistrales de morale issues du XVII° siècle, Anne Brousmiche a su dessiner pour nous un chemin moderne vers la profondeur poétique et, finalement, vers l’être."

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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